Algérie: Le FFS, principal parti d'opposition, décide de participer aux législatives du 10 mai

Reuters

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Le principal parti d'opposition algérien, le Front des forces socialistes (FFS), a annoncé vendredi qu'il prendrait part aux élections législatives du 10 mai prochain.

Cette décision, qui met fin à quinze années de boycottage des urnes par le FFS, fait suite aux promesses du gouvernement d'autoriser pour la première fois des observateurs occidentaux à superviser le scrutin et de donner au prochain parlement un rôle important dans la réécriture de la constitution.

«Notre but est de mobiliser les Algériens de manière pacifique et politique pour changer le statu quo institutionnel», a déclaré le secrétaire général du FFS Ali Laskri, cité par les médias.

Parti laïc

Le FFS est un parti laïc qui bénéficie d'un large soutien de la population berbère. Son fondateur, Hocine Aït Ahmed, fut l'un des dirigeants de la lutte pour l'indépendance, en 1962, avant d'entrer dans l'opposition et de créer le FFS en 1963.

Les partis d'opposition islamistes, encouragés par l'exemple de la victoire dans les urnes de formations similaires en Tunisie ou en Egypte, dans le sillage des révolutions arabes de 2011, espèrent réaliser de bons scores lors des législatives.

L'Algérie est le seul pays d'Afrique du Nord à ne pas avoir été secoué par la vague de révoltes populaires du «printemps arabe».