La Serbie reçoit le statut de candidat à l'Union européenne

avec AFP

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Plus de deux ans après avoir frappé à la porte de l'UE, la Serbie a obtenu jeudi le statut convoité de candidat de la part de dirigeants européens, décidés à récompenser Belgrade pour ses efforts de conciliation avec le Kosovo et l'arrestation de Ratko Mladic.
Plus de deux ans après avoir frappé à la porte de l'UE, la Serbie a obtenu jeudi le statut convoité de candidat de la part de dirigeants européens, décidés à récompenser Belgrade pour ses efforts de conciliation avec le Kosovo et l'arrestation de Ratko Mladic. — Georges Gobet afp.com

Plus de deux ans après avoir frappé à la porte de l'UE, la Serbie a obtenu jeudi le statut convoité de candidat de la part de dirigeants européens, décidés à récompenser Belgrade pour ses efforts de conciliation avec le Kosovo et l'arrestation de Ratko Mladic.

Les pays de l'Union européenne ont décidé d'octroyer à la Serbie le «statut de candidat» à l'adhésion au bloc, indique le projet de déclaration des chefs d'Etat et de gouvernement des Vint-Sept réunis à Bruxelles, obtenu par l'AFP. Ce qui signifie qu'un accord a pu être trouvé à l'unanimité par les pays.

«Il s'agit d'une avancée historique», estime un diplomate européen, en rappelant qu'il y a treize ans la Serbie était le théâtre de bombardements de l'Otan lors de la guerre du Kosovo.

Protéger la minorité roumaine vivant en Serbie

A son arrivée à Bruxelles, le président roumain, Traian Basescu, avait levé les derniers doutes sur le feu vert de l'UE, en annonçant qu'il levait son objection à l'octroi du statut à Belgrade, un compromis ayant été trouvé avec les Serbes.

Cet accord garantit notamment que les droits de la minorité roumaine vivant en Serbie, évaluée à quelque 30.000 personnes, soient bien protégés. Il prévoit aussi de veiller au sort de la minorité serbe vivant en Roumanie.

La défense de la minorité roumaine de Serbie avait été avancée mardi par la Roumanie pour justifier son objection à l'octroi du précieux sésame à Belgrade. Et la Roumanie était le dernier pays de l'UE à avoir encore des réserves pour cette décision requérant l'unanimité.

Le chemin encore long

La Commission européenne s'est engagée de son côté à suivre de très près «la mise en oeuvre» de la législation serbe de protection des droits de cette minorité, dans le cadre des discussions à venir avec Belgrade.

Le statut de candidat officialisé, le chemin reste encore long avant que la Serbie intègre l'Union. La Serbie doit attendre désormais que les négociations d'adhésion soient ouvertes, ce qui ne sera pas forcément une formalité, puis qu'elles aboutissent. Dans le meilleur des cas, Belgrade peut espérer rejoindre l'Union d'ici la fin de la décennie.