Egypte: Deux Chinois enlevés au Caire par des hommes armés

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Deux Chinois ont été enlevés jeudi au Caire par des hommes armés réclamant une rançon, a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade de Chine au Caire, un incident qui illustre la montée de l'insécurité en Egypte depuis la révolte populaire.
Deux Chinois ont été enlevés jeudi au Caire par des hommes armés réclamant une rançon, a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade de Chine au Caire, un incident qui illustre la montée de l'insécurité en Egypte depuis la révolte populaire. — Khaled Desouki afp.com

Deux Chinois ont été enlevés ce jeudi au Caire par des hommes armés réclamant une rançon, a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade de Chine au Caire, un incident qui illustre la montée de l'insécurité en Egypte depuis la révolte populaire. «Deux travailleurs chinois ont été enlevés par des hommes armés ce matin au Caire, ils veulent de l'argent», a affirmé ce responsable. Les deux hommes travaillent dans une usine de fabrication de matériaux de construction, principalement de marbre.

D'après l'agence chinoise Xin Hua, ils ont été enlevés dans le quartier de Maadi, au sud du Caire, alors qu'ils quittaient leur lieu de résidence pour leur travail. Cité par l'agence, Chen Jiannan, le vice-président de l'Association du peuple chinois en Egypte, a indiqué que la rançon exigée était de 500.000 livres égyptiennes (plus de 60.000 euros). D'après une source de sécurité, c'est la première fois que des étrangers sont enlevés dans la capitale pour de l'argent.

Récemment, plusieurs étrangers ont été brièvement retenus en otage dans la péninsule du Sinaï par des Bédouins réclamant la libération de proches emprisonnés. Vingt-cinq Chinois travaillant dans une usine de ciment ont ainsi été enlevés le 31 janvier par des Bédouins exigeant que cinq de leurs détenus, arrêtés en lien avec des attentats dans la péninsule entre 2004 et 2006, soient relâchés. Les Chinois avaient été libérés après plusieurs heures de détention. Depuis la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en février 2011, l'Egypte est le théâtre de violences sporadiques, parfois meurtrières, doublées d'une augmentation des crimes.