Chine: le nouvel an tibétain dans un climat de répression implacable

© 2012 AFP

— 

Le nouvel an tibétain à partir de mercredi devrait normalement être un temps de festivités dans les zones tibétaines de Chine, mais beaucoup ont choisi de ne pas le célébrer dans l'actuel contexte de contestation populaire, de répression implacable et d'immolations en série.
Le nouvel an tibétain à partir de mercredi devrait normalement être un temps de festivités dans les zones tibétaines de Chine, mais beaucoup ont choisi de ne pas le célébrer dans l'actuel contexte de contestation populaire, de répression implacable et d'immolations en série. — Sajjad Hussain afp.com

Le nouvel an tibétain à partir de mercredi devrait normalement être un temps de festivités dans les zones tibétaines de Chine, mais beaucoup ont choisi de ne pas le célébrer dans l'actuel contexte de contestation populaire, de répression implacable et d'immolations en série.

Le gouvernement du Tibet en exil (en Inde) a officiellement appelé les Tibétains de Chine à ne pas célébrer cette année le Losar, nom du nouvel an tibétain qui commence cette année mercredi. Cette fête bouddhique est l'une des plus importantes au Tibet.

«(En temps normal) les Tibétains seraient maintenant en train de préparer les fêtes, les réunions de famille, avec beaucoup de nourriture et de boissons», a expliqué à l'AFP Kate Saunders, porte-parole de l'ONG International Campaign for Tibet (ICT), qui dispose de sources d'exilés tibétains maintenant des contacts sur le terrain.

De nombreuses immolations

«Mais cette année les Tibétains ont décidé de ne pas célébrer, mais plutôt d'honorer ceux qui ont trouvé la mort, en particulier par le biais des immolations, en priant et en rendant un hommage solennel aux traditions de leur culture», a-t-elle ajouté.

Au moins 22 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire en moins d'un an dans les zones tibétaines chinoises. Ces suicides publics sont un phénomène relativement nouveau qui illustre le désespoir dû à la répression accrue menée par le pouvoir central.

Les Tibétains supportent de plus en plus mal les entraves à leurs pratiques religieuses et culturelles et la présence grandissante dans leurs zones d'implantation historique des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine.