Election présidentielle au Yémen: Le peuple vote ce mardi pour tourner la page Saleh

ÉLECTION e vote a commencé ce mardi pour ce scrutin à candidat unique qui doit permettre au vice-président Abdd Rabbo Mansour Hadi de remplacer Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans...

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Plus de 12 millions d'électeurs yéménites sont appelés aux urnes mardi pour tourner la page du président Ali Abdallah Saleh, premier dirigeant arabe à négocier son départ, après 33 ans au pouvoir.
Plus de 12 millions d'électeurs yéménites sont appelés aux urnes mardi pour tourner la page du président Ali Abdallah Saleh, premier dirigeant arabe à négocier son départ, après 33 ans au pouvoir. — Mohammed Huwais afp.com

Plus de 12 millions d'électeurs yéménites sont appelés aux urnes ce mardi pour tourner la page du président Ali Abdallah Saleh, premier dirigeant arabe à négocier son départ, après 33 ans au pouvoir.

 

Les bureaux de vote pour la présidentielle anticipée, fruit d'un accord pour le départ du chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh, ont ouvert ce mardi. A Sanaa, la capitale, le vote a commencé à 8h locales (6h à Paris) pour ce scrutin à candidat unique qui doit permettre au vice-président Abdd Rabbo Mansour Hadi de remplacer Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis 33 ans. L'élection présidentielle est boycottée par les autonomistes sudistes et les rebelles chiites du Nord du pays. Elle a été précédée par des violences dans le Sud et l'Est du pays, où un soldat et un civil ont étés tués lors de manifestations hostiles au scrutin.

Mais les principaux mouvements politiques, dont ceux qui ont animé le soulèvement contre Ali Abdallah Saleh à partir de janvier 2011, soutiennent cette consultation jugée salutaire pour l'avenir du Yémen, le pays le plus peuplé et le plus pauvre de la péninsule arabique. Dans le Sud, les attaques se sont multipliées contre les centres électoraux en dépit d'une mobilisation des forces de l'ordre, dont 103.000 membres ont été déployés à travers le pays.

Saleh veut «une transition pacifique»

Si le résultat est connu d'avance, le taux de participation donnera une idée de l'appui populaire au successeur de Ali Abdallah Saleh. Abdd Rabbo Mansour Hadi, 66 ans, un homme de consensus originaire du Sud, et dont le mandat a été fixé à deux ans, a promis de prendre à bras le corps les problèmes du Nord et du Sud et de sévir contre Al-Qaida qui ne cesse d'étendre son influence dans le pays.

Ali Abdallah Saleh a appelé depuis les Etats-Unis, où il séjourne pour raison médicale, à voter pour son vice-président afin de permettre «une transition pacifique» à la tête de l'Etat et d'entamer la reconstruction du pays. Le résultat est attendu dans deux jours, même si la loi yéménite permet de retarder cette annonce jusqu'à dix jours après le vote.

Ce scrutin se déroule conformément à un accord de sortie de crise négocié par les monarchies arabes du Golfe, en vertu duquel M. Saleh a accepté de quitter le pouvoir en échange d'une immunité pour lui et pour les siens. Il s'est ainsi évité le sort du Tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de l'Egyptien Hosni Moubarak, actuellement jugés après avoir quitté le pouvoir sous la pression de la rue, ou encore du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, tué à l'issue d'une révolte soutenue militairement par l'Otan.