Chine nouvelle juge qu'il reste un espoir de solution en Syrie

Avec Reuters

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Il reste un espoir que la crise syrienne puisse se résoudre pacifiquement par le dialogue, estime dimanche l'agence «Chine nouvelle» qui insiste sur les bouleversements régionaux qu'entraînerait une intervention armée pour mettre fin aux violences qui durent depuis 11 mois.

La Chine et la Russie se sont attirées la colère et le mécontentement des Occidentaux et des pays de la Ligue arabe en opposant leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui prévoyait une mise à l'écart du président Bachar al Assad.

Face aux critiques, Pékin a réagi en dépêchant à Damas son vice-ministre des Affaires étrangères, Zhai Jun, qui a rencontré Assad samedi et a répété le soutien de son pays au projet de référendum constitutionnel du président syrien comme moyen de sortir de l'impasse.
                                   
«La Chine pense, comme beaucoup d'autres, qu'il subsiste un espoir que la crise syrienne puisse être résolue par le dialogue pacifique entre l'opposition et le gouvernement, contrairement à l'argument de certains pays occidentaux selon lequel il ne reste presque plus de temps pour le dialogue en Syrie», écrit «Chine nouvelle» dans un article en langue anglaise.

Bachar al Assad a présenté mercredu un plan de sortie de crise qui prévoit un référendum constitutionnel le 26 février suivi par des élections multipartites. L'opposition syrienne et les Occidentaux ont qualifié cette proposition de simulacre.
                                   
Selon «Chine nouvelle», une intervention étrangère ne résoudrait pas le conflit et elle prend pour exemple les interventions armées en Irak, en Afghanistan et en Somalie, pays qui demeurent en proie aux violences. Selon l'agence, les Occidentaux sont «moins animés par ce qu'ils présentent comme le 'noble but' de libérer le peuple syrien que par des considérations géopolitiques».

Les propos de l'agence officielle chinoise sont généralement le reflet de la position du pouvoir politique.