L’attentat du vol 182 d’Air India enfin jugé

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Près de dix-huit ans après ce qui fut l’attentat aérien le plus meurtrier jusqu’à celui du 11 septembre 2001, le procès des deux auteurs présumés de l’explosion du vol 182 d’Air India devait s’ouvrir, hier, à Vancouver, au Canada. Les proches des 329 victimes qui ont péri dans l’explosion de l’appareil, au large des côtes irlandaises, le 23 juin 1985, attendaient ce jour depuis longtemps. Dans le box, il ne reste plus que deux hommes, Ajaib Singh Bagri et Ripudaman Singh Malik, des militants sikhs canadiens accusés de complot, meurtres et tentatives de meurtres. Un troisième accusé, Inderjit Singh Reyat, lui aussi militant sikh, avait passé, en février, un accord avec la justice: il a admis, en échange d’une réduction de peine, qu’il avait conçu la bombe artisanale. L’engin avait été placé dans une valise et programmé pour exploser en plein vol. Selon l’accusation, le but de l’attentat était de venger la mort d’un millier de sikhs lors de l’assaut lancé, en juin 1984, par l’armée indienne contre le haut lieu sacré de leur religion, le Temple d’or d’Amritsar.

historique Ce procès s’annonce comme le plus cher, le plus complexe et l’un des plus longs de l’histoire canadienne. La salle d’audience flambant neuve, dans laquelle les installations de sécurité sont draconiennes, a coûté 7,2 millions de dollars canadiens (5 millions d’euros.)