Syrie: Les Occidentaux à l'ONU pour soutenir le plan de la Ligue arabe

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Les ministres des Affaires étrangères américaine, français et britannique, Hillary Clinton, Alain Juppé et William Hague, iront mardi devant le Conseil de sécurité pour soutenir de tout leur poids un projet de résolution de l'ONU sur la Syrie que la Russie continue de bloquer.
Les ministres des Affaires étrangères américaine, français et britannique, Hillary Clinton, Alain Juppé et William Hague, iront mardi devant le Conseil de sécurité pour soutenir de tout leur poids un projet de résolution de l'ONU sur la Syrie que la Russie continue de bloquer. — Jewel Samad afp.com

Les ministres des Affaires étrangères américaine, français et britannique, Hillary Clinton, Alain Juppé et William Hague, iront mardi devant le Conseil de sécurité pour soutenir de tout leur poids un projet de résolution de l'ONU sur la Syrie que la Russie continue de bloquer.

Selon des diplomates, il s'agira d'une démonstration d'unité destinée à faire pression sur Moscou mais il n'y aura pas de vote mardi sur le projet de résolution, inspiré par le plan de règlement de la Ligue arabe.

"Je ne m'attends pas à ce que les ministres négocient ce texte demain", a expliqué lundi à la presse l'ambassadrice américaine Susan Rice. "Nous aurons une importante discussion, suivie par la poursuite des négociations" entre ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil au cours de la semaine.

Elle a dénoncé le blocage de Moscou et de Pékin, qui ont mis leur veto en octobre dernier à une résolution condamnant la répression en Syrie. Celle-ci a fait plus de 5.400 morts depuis mars 2011, selon l'ONU.

Si le Conseil est resté inactif, a-t-elle souligné, "ce n'est pas parce qu'une majorité du Conseil n'était pas impatiente d'agir (..) c'est parce que deux membres très puissants (du Conseil) ne veulent pas le voir agir".

Annonçant le déplacement de William Hague, le Foreign Office a affirmé que "la Russie ne peut plus continuer à bloquer les Nations unies et à couvrir la répression brutale menée par le régime".

Moscou a réitéré lundi son opposition au projet de résolution. "Ce document n'est pas équilibré (...) et laisse la porte ouverte à une ingérence dans les affaires syriennes", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.

Le projet, préparé par les Européens avec plusieurs pays arabes dont le Maroc, reprend les grandes lignes du plan de la Ligue arabe. Celui-ci prévoit la fin des violences et le transfert des pouvoirs de Bachar al-Assad à son vice-président avant l'ouverture de négociations avec l'opposition.