Retrait d'Afghanistan: L'Otan confirme son calendrier malgré la France

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Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirmé lundi le calendrier de retrait des troupes d'Afghanistan d'ici la fin de 2014, après la décision de la France de terminer les actions de combat un an plus tôt que prévu.
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirmé lundi le calendrier de retrait des troupes d'Afghanistan d'ici la fin de 2014, après la décision de la France de terminer les actions de combat un an plus tôt que prévu. — Joel Saget afp.com

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirmé ce lundi le calendrier de retrait des troupes d'Afghanistan d'ici la fin de 2014, après la décision de la France de terminer les actions de combat un an plus tôt que prévu.

«Nous conservons la feuille de route qui a été établie au sommet de l'Otan de Lisbonne en novembre 2010», qui prévoit que le processus de retrait «sera, nous l'espérons, finalisé d'ici la fin de 2014», a déclaré Anders Fogh Rasmussen au siège de l'Otan à Bruxelles.

«Le rythme et l'ampleur de l'évolution de nos troupes dépendra de la situation sécuritaire sur le terrain»

Il n'a pas directement commenté la décision annoncée vendredi par le président Nicolas Sarkozy de finaliser fin 2013, et non 2014, le rapatriement des troupes françaises combattantes au sein de l'Isaf, les troupes de l'Otan en Afghanistan. «Il n'y a rien de neuf au fait que, à partir de la mi-2013, il y aura un changement progressif du rôle de nos troupes en Afghanistan», a expliqué Anders Fogh Rasmussen.

A cette date, «nous entamerons la transition finale des provinces et districts sous la responsabilité des Afghans», ce qui entraînera «un changement du rôle» des troupes de l'Otan, du combat au soutien, a-t-il ajouté. «Le rythme et l'ampleur de l'évolution de nos troupes dépendra, bien sûr, de la situation sécuritaire sur le terrain», a prévenu Anders Fogh Rasmussen.

La décision française a été prise après la mort de quatre soldats, tués par une recrue afghane dont ils assuraient la formation. Elle a fait l'objet de «consultations avec les Afghans et avec l'Otan», selon le département d'Etat américain. Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, devrait expliquer en détail les tenants de cette décision au cours d'une réunion avec ses homologues de l'Otan, réunis jeudi et vendredi au siège de l'Alliance à Bruxelles.