Russie: Vladimir Poutine promet «une nouvelle économie»

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Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 12 ans et candidat à la présidentielle de mars, a promis lundi une "nouvelle économie" compétitive en Russie, en admettant qu'elle était actuellement gangrenée par la corruption et peu attrayante pour les investisseurs.
Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 12 ans et candidat à la présidentielle de mars, a promis lundi une "nouvelle économie" compétitive en Russie, en admettant qu'elle était actuellement gangrenée par la corruption et peu attrayante pour les investisseurs. — Yana Lapikova afp.com

Vladimir Poutine au pouvoir depuis 12 ans et candidat à la présidentielle de mars a promis lundi une "nouvelle économie" compétitive en Russie en admettant qu'elle était actuellement gangrenée par la corruption et peu attrayante pour les investisseurs. "La Russie ne peut pas se permettre d'avoir une économie qui ne garantit ni la stabilité, ni la souveraineté, ni le bien-être. Nous avons besoin d'une nouvelle économie", écrit-il dans un article fleuve préélectoral publié dans le quotidien économique Vedomosti.

Confronté à une vague de contestation, l'homme fort du pays a admis que la pays était en proie à une corruption "systémique", le climat des affaire "insatisfaisant" et la dépendance à l'exportation des manières premières "inadmissible". "Face à nos concurrents, le pays est beaucoup moins attrayant pour les investisseurs. Nous enregistrons une importante fuite des capitaux", souligne Vladimir Poutine, président en 2000-2008 et actuel Premier ministre.

«Corruption systémique»

"Le principal problème est le manque de transparence, l'absence de contrôle de la part de la société sur les fonctionnaires, les douanes et les services fiscaux, le système judiciaire et les forces de l'ordre". "Il s'agit de la corruption systémique si l'on appelle les choses par leur nom", poursuit-il. Vladimir Poutine a par ailleurs reconnu qu'"aucune avancée significative" n'avait été enregistrée malgré les réformes "entamées ces dernières années" sur l'initiative du président Dmitri Medvedev pour "améliorer le climat des affaires".

Dans un éditorial consacré à cet article, Vedomosti regrette que M. Poutine ne lie pas les problèmes économiques à la nécessité d'une réforme politique: "Poutine mentionne la nécessité d'une réforme institutionnelle une seule fois lorsqu'il parle de la nécessité d'attirer les capitaux". "Et qu'est-ce qu'il (Poutine) a fait toutes ces dernières années"?", s'interroge le quotidien.