Pérou: Vingt-six morts dans l'incendie d'un centre sans doute illégal de toxicomanes

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L'incendie, qui aurait été causé par un matelas incendié par un des pensionnaires après une bagarre, a piégé à l'heure du petit déjeuner plusieurs dizaines de jeunes enfermés, portes closes, dans le centre à San Juan de Lurigancho, un faubourg populaire à l'est de la capitale péruvienne.
L'incendie, qui aurait été causé par un matelas incendié par un des pensionnaires après une bagarre, a piégé à l'heure du petit déjeuner plusieurs dizaines de jeunes enfermés, portes closes, dans le centre à San Juan de Lurigancho, un faubourg populaire à l'est de la capitale péruvienne. — Ernesto Benavides afp.com

Au moins 26 personnes ont péri et une dizaine ont été blessées samedi dans l'incendie d'un centre de réhabilitation pour toxicomanes qui fonctionnait, apparemment de manière clandestine, dans la grande banlieue de Lima.

Les pensionnaires: de jeunes drogués et des alcooliques

L'incendie, qui aurait été causé par un des pensionnaires qui aurait mis le feu à un matelas, a piégé à l'heure du petit déjeuner plusieurs dizaines de jeunes enfermés, portes closes, dans le centre situé à San Juan de Lurigancho, un faubourg populaire à l'est de la capitale péruvienne. «L'incendie s'est ensuite étendu sans que personne ne puisse l'éteindre», a déclaré le commandant des pompiers Antonio Zavala. La plupart des victimes sont mortes par asphyxie.

Le feu, avant d'être maîtrisé, n'a ravagé que le rez-de-chaussée de l'immeuble de deux étages, une construction manifestement bâclée, de briques et de bois pour le deuxième étage, située en marge d'une grande avenue de San Juan de Lurigancho, a constaté l'AFP. Mais c'est au rez-de-chaussée que se trouvaient la majorité des pensionnaires, de jeunes drogués et des alcooliques.

«Vingt-deux personnes ont péri sur les lieux»

En temps normal, le centre abritait jusqu'à 80 pensionnaires, selon le parquet, mais le nombre de présents samedi était incertain. «Vingt-deux personnes ont péri sur les lieux», a indiqué le ministre de la Santé Alberto Tejada sur la télévision ATV+, mais plusieurs autres sont mortes lors de leur transfert ou à l'hôpital, a ajouté le Dr Javier Correa, un médecin de son ministère. «Trois des blessés sont dans un état très, très grave. Les autres sont en phase de récupération», a déclaré le médecin du ministère, qui a évoqué des asphyxies mais aussi des brûlures graves.

Plusieurs pensionnaires se sont sauvés en sautant du premier étage. L'un de ces rescapés, qui s'est présenté comme Juan, a raconté à la radio RPP: «Je ne voyais que de la fumée, et j'entendais des cris». Près de cinq heures après le sinistre, des familles erraient encore aux abords du centre, entre angoisse et colère, dans l'espoir de nouvelles d'un cousin, d'un neveu. Plusieurs policiers, dont le chef de la police nationale, le général Raul Salazar, et des représentants du parquet ratissaient les décombres du rez-de-chaussée à la mi-journée en quête d'indices.