Kazakhstan: Deux opposants et un journaliste emprisonnés

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La justice kazakhe a placé pour deux mois en détention deux opposants et un journaliste, a annoncé vendredi l'opposition, qui se dit sous une pression accrue du régime du président Noursoultan Nazarbaïev, depuis une révolte sociale réprimée dans le sang en décembre.
La justice kazakhe a placé pour deux mois en détention deux opposants et un journaliste, a annoncé vendredi l'opposition, qui se dit sous une pression accrue du régime du président Noursoultan Nazarbaïev, depuis une révolte sociale réprimée dans le sang en décembre. — afp.com

La justice kazakhe a placé pour deux mois en détention deux opposants et un journaliste, a annoncé vendredi l'opposition, qui se dit sous une pression accrue du régime du président Noursoultan Nazarbaïev, depuis une révolte sociale réprimée dans le sang en décembre.

Le chef du parti non-autorisé Alga, Vladimir Kozlov, et l'opposant Serik Sapargali -arrêtés lundi par les services de sécurité (KNB, ex-KGB)- ont vu leur détention prolongé jusqu'à fin mars, a indiqué à l'AFP l'un des dirigeants d'Alga, Mikhaïl Sizov. Ils sont accusés d'avoir incité des ouvriers pétroliers grévistes à la violence lors d'un conflit social le 16 décembre qui a dégénéré en émeute à Janaozen (ouest) avant d'être réprimée dans le sang (14 morts).

Silence en Occident

Lors de la même audience d'un tribunal d'Almaty, Igor Viniavski, le rédacteur en chef de Vzgliad (Regard) -un hebdomadaire proche de l'opposition- a été placé en détention pour deux mois dans le cadre d'une enquête pour «appel au renversement par la violence» du régime. Il est accusé d'avoir fait imprimer en avril 2010 des tracts appelant au renversement de M. Nazarbaïev, au pouvoir depuis la période soviétique, et qui s'est fait octroyer des pouvoirs et une immunité à vie il y a deux ans.

Le parti de M. Nazarbaïev vient de remporter les législatives avec 81% des suffrages. Malgré des fraudes dénoncées par les observateurs et les opposants, la rue ne s'est pas mobilisée. Les Occidentaux, qui convoitent les énormes ressources naturelles du Kazakhstan, se gardent eux depuis des années de critiquer trop violemment Noursoultan Nazarbaïev.