Les informaticiens indiens n'ont pas accouru en Allemagne

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« En Allemagne, le racisme ne cesse de croître », constate, amer, David Dilmaghani, enfant d'immigrés iraniens installés à Francfort. Né dans le pays, dont il a la nationalité, l'étudiant assure être souvent vu comme un étranger. Les immigrés représentent 9 % des 82 millions d'habitants. La plupart sont arrivés comme « travailleurs invités » après 1945 pour reconstruire le pays, et devaient repartir. Beaucoup sont restés. Aujourd'hui, Berlin n'ouvre plus la porte.

Depuis janvier 2005, une loi favorise l'entrée des plus qualifiés, sans quotas par nationalité. Une stratégie pas totalement payante. « Elle rend très difficile l'arrivée d'étrangers non qualifiés », selon Henri Kabuya, responsable d'une association d'aide aux Africains. Et les ingénieurs en informatique indiens attendus n'ont pas accouru. Pour Omar Kuntich du conseil des étrangers de la ville, « les impôts sont élevés ici, ils préfèrent les Etats-Unis ».

Laure Fillon

Les fils d'immigrés voulant la nationalité allemande devront à l'avenir passer un test de connaissance sur la culture et la Constitution du pays. En revanche, les étrangers intégrés pourront devenir allemands au bout de six ans au lieu de huit.