Alger autorise la création de dix nouveaux partis

Avec Reuters

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Dix nouveaux partis politiques ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif, a annoncé mardi le ministère algérien de l'Intérieur et des Collectivités locales, à quatre mois d'élections législatives qui devraient donner lieu à des revendications démocratiques. Ce feu vert à la création de nouveaux partis est sans précédent depuis l'arrivée d'Abdelaziz Bouteflika à la présidence, en 1999, mais l'opposition parle de faux semblant consenti sous la pression du «printemps arabe».

L'Algérie reste le seul Etat d'Afrique du Nord épargné par la vague de contestation qui a déferlé sur la région l'an dernier, bien que toutes les conditions soient réunies.

Plusieurs partis d'islamistes modérés

«Nous avons agi de façon à ce que le plus grand nombre de partis obtiennent l'autorisation», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, selon l'agence de presse officielle APS. Sont concernés le Mouvement des citoyens libres (MCL), l'Union pour la démocratie et la république (UDR), le Parti de la liberté et la justice (PLJ), le Front de la justice et du développement (FJD - El Adala), Jil Jadid (JJ), le Front national pour la justice sociale (FNJS), le Front de l'Algérie nouvelle (FAN), le Front El Moustakbal (FM), le Parti des Jeunes (PJ) et le Parti El Karama (PK).

Plusieurs de ces mouvements rassemblent des islamistes modérés. Pour l'opposition, beaucoup sont proches du pouvoir, mais le FJD d'Abdallah Djaballah en est un adversaire farouche.