Manifestation de Tibétains: Pékin accuse des «groupes séparatistes étrangers»

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La Chine a accusé mardi des "groupes séparatistes basés à l'étranger" de vouloir déstabiliser les autorités en affirmant que la police avait ouvert le feu lundi sur une manifestation de Tibétains dans le sud-ouest du pays, faisant au moins un mort et de nombreux blessés.
La Chine a accusé mardi des "groupes séparatistes basés à l'étranger" de vouloir déstabiliser les autorités en affirmant que la police avait ouvert le feu lundi sur une manifestation de Tibétains dans le sud-ouest du pays, faisant au moins un mort et de nombreux blessés. — Manan Vatsyayana afp.com

La Chine a accusé ce mardi des «groupes séparatistes basés à l'étranger» de vouloir déstabiliser les autorités en affirmant que la police avait ouvert le feu lundi sur une manifestation de Tibétains dans le sud-ouest du pays, faisant au moins un mort et de nombreux blessés.

«Les tentatives de groupes séparatistes pro-Tibet basés à l'étranger pour travestir la vérité et discréditer le gouvernement chinois ne réussiront pas», a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hong Lei, cité par l'agence officielle Chine nouvelle. Selon des organisations de défense des Tibétains, les forces de l'ordre ont ouvert le feu lundi sur une manifestation rassemblant des Tibétains non armés dans une région tibétaine de la province du Sichuan, faisant au moins un mort et des dizaines de blessés.

Le gouvernement parle d'un «gang»

Le gouvernement tibétain en exil (CTA), dont le siège est à Dharamsala, en Inde, a évoqué un possible bilan de six morts parmi les manifestants, en citant des témoins.

Selon l'ONG Free Tibet, la manifestation constituait une riposte à l'arrestation plus tôt lundi de Tibétains accusés d'avoir distribué des tracts portant le slogan «le Tibet a besoin d'être libre». Ces tracts affirmaient aussi que de nombreux Tibétains se déclaraient prêts à s'immoler par le feu.

En moins d'un an plus de quinze Tibétains ont ainsi mis fin à leurs jours ou ont tenté de le faire pour protester contre la répression de la liberté de culte dans les régions tibétaines en Chine. Mais selon le gouvernement, un «gang» rassemblant des moines et des dizaines d'autres personnes, parmi lesquelles certaines portaient un couteau, a attaqué à coups de pierres les forces de l'ordre, détruisant deux ambulances et deux véhicules de police.