Nigeria: La police découvre huit voitures remplies d'explosifs

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La police a découvert lundi huit voitures chargées d'explosifs à Kano alors que 200 responsables politiques et dignitaires religieux musulmans étaient réunis dans cette ville du Nord pour prier pour la paix, trois jours après des attaques qui ont fait plus de 160 morts.
La police a découvert lundi huit voitures chargées d'explosifs à Kano alors que 200 responsables politiques et dignitaires religieux musulmans étaient réunis dans cette ville du Nord pour prier pour la paix, trois jours après des attaques qui ont fait plus de 160 morts. — Aminu Abuabakar afp.com

La police a découvert huit voitures remplies d'explosifs lundi dans la ville de Kano, dans le nord du Nigeria, trois jours après des attaques meurtrières qui ont fait plus de 160 morts, a indiqué une source policière. «Nous avons découvert huit voitures remplies d'explosifs dans différents secteurs de Kano», a déclaré un haut responsable de la police sous couvert d'anonymat, ajoutant que ses services faisaient «toujours face à de sérieuses menaces sécuritaires».

Toutes les bombes de fabrication artisanale ont été découvertes dans des véhicules abandonnés dans des contre-allées dans la ville, a indiqué le responsable de la police. Dimanche, des habitants de Kano avaient déclaré qu'une voiture contenant des bombes avait été découverte devant une station-service dans la ville mais que la police avait désamorcé les charges.

Représailles

Plusieurs bombes ont explosé et des affrontements à l'arme à feu ont eu lieu lors d'attaques coordonnées lancées vendredi après les prières musulmanes du vendredi dans la seconde ville du Nigeria et ont duré plusieurs heures. Près de 20 déflagrations ont résonné à travers la ville, alors qu'un quartier général de la police et d'autres commissariats de police, ainsi qu'un immeuble de la police secrète et des bureaux de l'immigration étaient visés.

Le premier quotidien dans le nord, le Daily Trust, a rapporté qu'un porte-parole du groupe Boko Haram avait revendiqué les attaques, expliquant que le groupe avait agi en représailles après le refus du gouvernement de libérer plusieurs de ses membres emprisonnés.