Somalie: Poursuite des combats dans la capitale, neuf morts

Reuters

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Les combats qui se poursuivent à Mogadiscio entre insurgés islamistes et soldats somaliens appuyés par l'Amisom, la force de paix de l'Union africaine (UA), ont fait au moins neuf morts depuis vendredi, en majorité des femmes et des enfants, a-t-on appris dimanche de source médicale.

Les soldats de l'UA, qui appuient les forces gouvernementales somaliennes, ont lancé vendredi soir une nouvelle offensive contre les rebelles d'Al Chabaab.

Pour la première fois, ils ont réussi à occuper près de la capitale des positions des insurgés mais ceux-ci ont lancé plusieurs contre-attaques.

Bastion des rebelles à une trentaine de kilomètres de la capitale

Samedi soir, les Chabaab ont attaqué une position gouvernementale connue sous le nom d'"ex-control", dans le nord-ouest de la ville, mais ont été repoussés, a dit un porte-parole de l'Amisom.

"Vendredi et samedi soir, il y a eu neuf morts parmi les réfugiés pris entre deux feux, en majorité des femmes et des enfants des camps situés près de l'ancienne ambassade des Etats-Unis", a dit à Reuters Ali Moussa, responsable du service d'ambulances de la capitale.

La position d'"ex-control" est un point stratégique dans les faubourgs de Mogadiscio, sur la route qui mène à Afgoye, un bastion des rebelles à une trentaine de kilomètres de la capitale.

Raid meurtrier

"Ces deux dernières nuits, les Chebaab se sont approchés à bord de véhicules armés de canons mais nous les avons repoussés", a dit Ndayiragije Come, porte-parole du contingent burundais de l'Amisom.

Dans la ville d'Elacha, à 13 kilomètres de Mogadiscio, les insurgés ont annoncé qu'un de leurs chefs avait été tué par un missile tiré par un drone américain.

L'homme, Bilal el Berdjaoui, alias Abou Hafsa, circulait en voiture quand l'attaque s'est produite. D'origine libanaise, il était détenteur d'un passeport britannique, ont précisé les Chabaab dans un communiqué publié samedi soir. Elevé à Londres, Abou Hafsa avait rejoint les islamistes somaliens il y a six ans.

"Il avait joué un rôle important dans la lutte contre les seigneurs de la guerre qui terrorisaient alors la ville de Mogadiscio", ajoute le communiqué.

A la suite de ce raid, des familles entières ont fui le secteur d'Elacha de craintes de nouvelles attaques aériennes.