Egypte: Les Frères musulmans ont près de la moitié des députés

ÉLECTIONS l s'agit de la première élection depuis la chute de Moubarak...

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Les Frères musulmans ont remporté 47% des sièges de députés lors des élections législatives qui viennent de s'achever en Egypte, selon des résultats officiels.
Les Frères musulmans ont remporté 47% des sièges de députés lors des élections législatives qui viennent de s'achever en Egypte, selon des résultats officiels. — afp.com

Les Frères musulmans ont remporté 47% des sièges de députés lors des élections législatives qui viennent de s'achever en Egypte, selon des résultats officiels diffusés samedi.

Le parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu de la confrérie, a remporté 235 sièges sur les 498 en lice lors de ce scrutin qui s'est tenu en plusieurs phases depuis le 28 novembre dernier.

Encore dix sièges à pourvoir

Le PLJ a eu 127 élus au scrutin proportionnel, et 108 au scrutin uninominal à deux tours, selon ces résultats qui confirment des chiffres provisoires déjà diffusés.

Le parti fondamentaliste salafiste Al-Nour est arrivé en deuxième position, avec 121 sièges (environ 24%). Le parti libéral Wafd a quelque 9% des sièges.

Dix sièges de députés supplémentaires, non-élus, doivent encore être pourvus par le chef du Conseil militaire qui dirige le pays, le maréchal Hussein Tantaoui.

Le PLJ a fait savoir lundi qu'il avait choisi son secrétaire général, Saad al-Katatni, pour présider l'Assemblée du peuple (chambre des députés), au terme d'un accord avec d'autres partis pour que ce poste revienne à la première formation parlementaire.

Première élection depuis la chute de Moubarak

La première session de l'Assemblée du peuple doit se tenir lundi. L'élection des sénateurs doit pour sa part débuter le 29 janvier. Le futur Parlement sera chargé de désigner une commission qui rédigera une nouvelle Constitution. Une élection présidentielle est prévue avant la fin juin, avec l'ouverture du dépôt des candidatures le 15 avril.

Cette élection était la première depuis la démission du président Hosni Moubarak en février 2011 sous la pression d'une révolte populaire.