Mort de Gilles Jacquier en Syrie: Le journaliste aurait été victime des insurgés

MONDE Plusieurs responsables de l'opposition l'ont confirmé au «Figaro»...

C.C. avec Reuters

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Gilles Jacquier à Bayeux, le 9 octobre 2010.
Gilles Jacquier à Bayeux, le 9 octobre 2010. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Alors que Gilles Jacquier a été inhumé ce vendredi à Bernex (Haute-Savoie), la lumière commence à se faire sur sa mort. Le journaliste français tué à Homs, en Syrie, le 11 janvier, aurait été victime d'une bavure des insurgés syriens, selon Le Figaro, qui précise tenir l'information d'un responsable de la Ligue arabe.

Le jour de sa mort, un dirigeant d'une organisation des droits de l'Homme de Homs a confié à un responsable de l'opposition syrienne en France - tous deux souhaitent garder l'anonymat pour des raisons de sécurité - qu'il s'agissait d'«une grosse bourde» commise par les adversaires de Bachar al-Assad, rapporte vendredi Le Figaro.

Un responsable de la Ligue arabe a confirmé cette version vendredi au Figaro: «Nous savons désormais qu'il y a eu une bavure commise par l'Armée syrienne libre. L'ASL a été poussée à la faute par les miliciens pro-Assad, qui défiaient ses hommes depuis plusieurs jours. Les déserteurs ont voulu leur donner une leçon et leur faire peur. Nous savons que les tirs sont venus de Bab Sbah», un bastion de l'opposition.

Tué dans une attaque au mortier

Gilles Jacquier a été tué dans une attaque au mortier qui a fait au total huit morts et 25 blessés alors qu'il effectuait un reportage avec l'accord du gouvernement syrien. Le parquet de Paris a ouvert le 13 janvier une enquête pour homicide volontaire afin de faire la lumière sur les circonstances de la mort du journaliste, la France soupçonnant une manipulation du régime syrien.

La répression des manifestations hostiles au régime du président Bachar al-Assad a fait plus de 5.000 morts en Syrie depuis la mi-mars 2011, selon les Nations unies. La ville de Homs est un bastion de la contestation.