Côte d'Ivoire: Hillary Clinton s'entretient avec le président Ouattara

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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'entretenait mardi matin à Abidjan avec le président ivoirien Alassane Ouattara, pour sa première visite depuis la fin de la crise politique meurtrière dans le pays.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'entretenait mardi matin à Abidjan avec le président ivoirien Alassane Ouattara, pour sa première visite depuis la fin de la crise politique meurtrière dans le pays. — Larry Downing afp.com

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a débuté mardi matin à Abidjan des entretiens avec le président ivoirien Alassane Ouattara, pour sa première visite depuis la fin de la crise politique meurtrière dans le pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Mme Clinton a été accueillie au palais présidentiel vers 09h30 (10h30 heure française).

Auparavant, elle a eu une rencontre avec les ministres ivoiriens Daniel Kablan Duncan (Affaires étrangères), Kandia Kamara (Education) et Thérèse N'Dri Yoman (Santé) à son hôtel. Venue lundi après-midi du Liberia où elle a assisté à l'investiture de la présidente Ellen Johnson Sirleaf, Mme Clinton doit quitter la Côte d'Ivoire à la mi-journée pour conclure dans l'après-midi sa mini-tournée au Togo et au Cap-Vert.

Coopération en matière de sécurité

Cette «première visite d'un secrétaire d'Etat en Côte d'Ivoire depuis 1986» souligne l'engagement des Etats-Unis «pour le renforcement des institutions démocratiques», selon un haut responsable américain. Cette ex-colonie française a été déchirée par une crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

Abidjan et Washington sont intéressés par un renforcement de leur coopération en matière de sécurité (face aux groupes jihadistes dans le Sahel, à la piraterie maritime et au trafic de drogue, notamment) et dans le domaine économique. Les Etats-Unis ont été, avec la France et l’ONU, les principaux alliés d'Alassane Ouattara durant son bras-de-fer avec l'ex-président Laurent Gbagbo, qui refusait de se retirer après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.