Un drame dû à une « erreur humaine »

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Hier, sur l'île du Giglio, en Italie.
Hier, sur l'île du Giglio, en Italie. — M. ROSSI / REUTERS

Le PDG de la compagnie Costa Croisières, dont le paquebot Costa Concordia a fait naufrage vendredi au large de la Toscane, a imputé hier l'accident à une « erreur humaine. » « Nous devons reconnaître les faits et nous ne pouvons nier une erreur humaine », a déclaré Pier Luigi Foschi, au bord des larmes. Le commandant du navire, Francesco Schettino, a été arrêté samedi. Il est accusé d'homicides involontaires multiples et d'abandon du navire avant que la totalité des 4 200 passagers et membres d'équipage aient été évacués. « La compagnie désavoue un tel comportement qui a provoqué l'accident en décidant de détourner le paquebot de sa route idéale, a ajouté Foschi. Ces navires sont ultra sécurisés. C'est un événement exceptionnel qui était imprévisible. »
Trois jours après l'accident, les équipes de secours ont dû suspendre les opérations de recherche à l'intérieur du navire pour des raisons de sécurité. « Nous devons surveiller la stabilité du paquebot et nous ne savons pas quand nous pourrons reprendre les opérations », a indiqué le porte-parole des sapeurs pompiers. Selon le journal Il Corriere della Sera, le commandant voulait faire plaisir au responsable des serveurs du paquebot, un homme originaire de l'île du Giglio, en passant près de ses côtes. L'accident a fait au moins six morts, dont deux Français, et plus de 60 blessés, selon un bilan provisoire. Un sixième corps a été retrouvé hier matin, selon la télévision italienne. Quatorze personnes sont toujours portées disparues.