Portugal: Un syndicat quitte le dialogue sur la réforme du travail

Reuters

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Le principal syndicat portugais a renoncé à participer ce lundi aux discussions avec le gouvernement aux sujet de la réforme du travail, estimant que les propositions sur la table avantageaient injustement les employeurs. Ce boycottage ouvre la voie à de nouvelles contestations des mesures d'austérité mises en place par Lisbonne, alors que le Portugal aborde l'année la plus difficile du plan prévu pour redresser ses finances.

"Ce dont discutent le gouvernement, le patronat et les syndicats est sans aucun doute le plus grand pas en arrière jamais observé dans les relations de travail au Portugal", a commenté Carvalho da Silva, secrétaire de la CGTP, forte de 750.000 adhérents. Le plan d'austérité de Lisbonne était l'une des conditions imposées en échange du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros apporté par le Fonds monétaire international et l'Union européenne. Le gouvernement cherche notamment à rendre plus flexible le marché du travail en assouplissant les conditions de licenciement.

L'une des mesures phares actuellement débattues prévoit d'augmenter d'une demi-heure la durée quotidienne du travail, pour la porter à huit heures et demi. Cette proposition n'a pas été approuvée par le parlement et les syndicats y sont opposés, mais le gouvernement pourrait l'imposer unilatéralement.