Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël

Reuters

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Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".

"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.

Période de changement dans la région

Ce dernier, dont la tournée européenne l'emmènera ensuite à Berlin et Moscou, s'est réjoui de ces paroles. "C'est exactement ce que nous voulions entendre officiellement de la part du gouvernement britannique", a dit le dirigeant palestinien en demandant un moratoire des constructions de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Pour Nick Clegg, le souffle des "révoltes arabes" a impulsé une période de changement dans la région qui devrait aussi profiter au conflit israélo-palestinien. Mahmoud Abbas a, pour sa part, répété n'avoir reçu aucune proposition nouvelle du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Des discussions exploratoires ont repris le 3 janvier à Amman entre responsables israéliens et palestiniens 15 mois après une suspension des négociations par Mahmoud Abbas motivée par la poursuite de la politique israélienne de colonisation.

Toutes les parties aux pourparlers ont convenu du principe, à terme, d'une "solution à deux Etats" prévoyant la coexistence pacifique d'un Etat palestinien avec celui d'Israâl. Des divergences persistent en revanche sur des questionst-clés comme notamment le tracé des frontières et le sort des réfugiés palestiniens.