Proche-Orient: Israël estime avoir jusqu'au 3 avril pour terminer les «rencontres exploratoires»

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que le délai des "rencontres exploratoires" pour examiner la reprise de négociations de paix s'achevait le 3 avril et non le 26 janvier, comme le disent les responsables palestiniens.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que le délai des "rencontres exploratoires" pour examiner la reprise de négociations de paix s'achevait le 3 avril et non le 26 janvier, comme le disent les responsables palestiniens. — Oded Balilty afp.com

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé ce lundi que le délai des "rencontres exploratoires" pour examiner la reprise de négociations de paix s'achevait le 3 avril et non le 26 janvier, comme le disent les responsables palestiniens. Il a assuré devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense que le délai de trois mois fixé aux deux parties par le Quartette pour le Proche-Orient pour présenter des propositions détaillées en vue d'un règlement de paix commençait à la date de leur première rencontre le 3 janvier.

Le négociateur palestinien Saëb "Erakat veut arrêter les discussions le 26 janvier", soit trois mois après la déclaration du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) appelant les parties à présenter leur position sur le tracé des frontières et la sécurité, a indiqué Benjamin Netanyahou, cité par un porte-parole. "Nous ne comptons qu'à partir du 3 janvier, ce qui signifie que nous avons jusqu'au 3 avril", a-t-il ajouté. "Nous avons remis un document de 21 points qui font consensus en Israël", a indiqué le Premier ministre.

Pas de «vision d'une solution»

Saëb Erakat a déclaré pour sa part à l'AFP que "la partie israélienne n'avait rien présenté au cours des trois réunions à Amman, sinon une feuille de 21 points sur les questions à discuter, sans y exposer sa vision d'une solution". "Ce sont des intitulés et non une position officielle pour une solution, en particulier sur la sécurité et les frontières comme le Quartette l'a demandé", a indiqué Saëb Erakat, joint par téléphone à Londres, où le président palestinien Mahmoud Abbas effectue une visite.

Ce document, dont l'AFP a obtenu copie, énumère les questions à résoudre, du point de vue d'Israël, à commencer par la sécurité, la proclamation de la fin du conflit, et "la reconnaissance d'Israël comme Etat du peuple juif", une exigence catégoriquement rejetée par les Palestiniens. "Le négociateur israélien Yitzhak Molcho a présenté un document sur les questions à discuter, sans fournir un mot d'explication sur aucun des sujets", a affirmé à l'AFP un membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Wassel Abou Youssef.

Pas de discussions après le 26 janvier sans arrêt de la colonisation

Yitzhak Molcho a également exposé oralement ce qu'il a appelé les "arrangements de sécurité", a ajouté Wassel Abou Youssef, citant "le maintien de l'armée israélienne aux frontières et aux points de passage, le maintien de la vallée du Jourdain sous le contrôle de la sécurité israélienne, des blocs de colonies et la démilitarisation de l'Etat de Palestine, à l'exception de la police". Le quotidien israélien Yediot Aharonot a rapporté dimanche que Benjamin Netanyahou envisageait de soumettre en mars ses réponses sur la sécurité et les frontières, à condition que les réunions continuent à Amman au-delà du 26 janvier.

Saëb Erakat a déclaré le 11 janvier à l'AFP que la délégation palestinienne ne "continuerait pas les discussions exploratoires en Jordanie après le 26 janvier sans arrêt de la colonisation". La Jordanie a accueilli les 3, 9 et 15 janvier trois rencontres "exploratoires" israélo-palestiniennes, les premières depuis septembre 2010, qui n'ont donné aucun résultat tangible.