Naufrage d'un paquebot en Italie: Trois morts dont deux Français

MONDE Le bilan provisoire fait également état de 14 blessés. 460 Français se trouvaient à bord...

C.C. avec agences

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Le navire de croisière Costa Concordia qui s'est échoué
Le navire de croisière Costa Concordia qui s'est échoué — STRINGER / AFP

Deux Français figurent parmi les trois morts recensés lors du naufrage du navire de croisière Costa Concordia sur un banc de sable, dans la nuit de vendredi à ce samedi, rapporte la Repubblica ce samedi. Le troisième est un membre d'équipage péruvien. Ils seraient morts par noyade.

Il manque également environ 40 personnes à l'appel, mais elles pourraient se trouver encore sur l'île du Giglio, où a eu lieu l'accident, a indiqué le préfet local Giuseppe Linardi. L'accident, qui s'est produit à l'heure du dîner, a fait environ 70 blessés dont deux graves et a donné lieu à des scènes de panique. Certains des 4.229  passagers se sont jetés à l'eau.

Au moins trois morts

Les garde-côtes ont fait état pour leur part d'un bilan de 4.179 personnes sauvées et évacuées par voie maritime auxquelles il faut ajouter une vingtaine d'autres transférées directement depuis le navire vers la terre ferme en hélicoptère. Ils ont aussi précisé que le processus d'identification des rescapés transférés du Giglio vers Santo Stefano n'est pas terminé.

Selon la capitainerie du port de Livourne (côte ouest) qui coordonne les opérations, il faudra beaucoup de temps pour confronter la liste des passagers du Costa Concordia avec celle des plus de 4.000 rescapés, évacués samedi matin vers le petit port de Santo Stefano en face du Giglio. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire et les agences de presse italiennes indiquent que le commandant du navire, Francesco Schettino, a été arrêté.

460 Français à bord

460 Français se trouvaient à bord du bateau et trois ont été blessés légèrement selon l'amabssadeur de France à Rome. Le Costa Concordia s'est échoué sur un banc de sable près de l'île de Giglio dans le sud de la Toscane.

Luciano Castro, un témoin, a indiqué à l'agence Ansa que vers 21h30, les passagers étaient «en train de dîner quand la lumière a été coupée, un coup puis un grondement ont retenti et les couverts sont tombés par terre». Selon ce témoin, une femme enceinte s'est mise à crier et des enfants à pleurer. Quand la lumière est revenue, le commandant a annoncé une panne du générateur électrique et promis une réparation rapide. Mais des passagers se sont aperçus que le navire penchait sur un côté, avant que l'équipage n'invite tout le monde à endosser les gilets de sauvetage et à se regrouper sur le pont devant les chaloupes. Ensuite l'ordre a été donné de quitter le navire: sept brèves sonneries et une longue, selon le témoin.

Scènes dignes du Titanic

Une autre passagère, Mara Parmegiani, a décrit des «scènes dignes du Titanic», avec une bousculade parmi les évacués, des cris et des pleurs. Des passagers, pressés de monter dans les canots de sauvetage, sont tombés à la mer, selon des témoins. L'une d'elles, un septuagénaire tombé dans les eaux froides de la mer tyrrhénienne, est décédée d'hydrocution.