L'ancien ambassadeur du Pakistan entendu dans l'affaire du «mémo»

Reuters

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L'ancien ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis a nié ce lundi toute implication dans l'affaire du "memogate", une note qui demandait de l'aide aux Etats-Unis pour empêcher un possible coup d'Etat de l'armée. Il a laissé entendre qu'il était victime d'une machination. Au premier jour de son audition devant une commission de la Cour suprême, Husain Haqqani a adopté une posture de défi qui ne devrait pas apaiser les tensions entre l'armée et le gouvernement civil déjà aux prises avec des accusations de corruption et d'incompétence.

"Je n'ai joué aucun rôle dans la création, la préparation et ou la remise du memorandum au chef de l'état-major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen", a-t-il déclaré. Le scandale a éclaté en octobre lorsqu'un homme d'affaires, Mansoor Ijaz, a affirmé que l'ambassadeur avait fait adresser au Pentagone une note évoquant un projet de coup d'Etat militaire.

L'ancien ambassadeur, proche du président Asif Ali Zardari, aurait rédigé et dicté ce mémo le 9 mai au téléphone, moins d'une semaine après le raid des forces américaines qui s'est soldé par la mort d'Oussama ben Laden le 2 mai au Pakistan. Haqqani a démenti ces accusations et le Pentagone a estimé que ce mémorandum ne lui avait pas semblé crédible. "J'ai été accusé à tort par la presse et par Mansoor Ijaz d'être la personne qui a communiqué le contenu du mémo", a-t-il estimé. Haqqani a démissionné de ses fonctions pour tenter d'apaiser la polémique.