Le rapport de l'AIEA transmis à l'Onu

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Le chef de la délégation iranienne à Vienne, Javad Vaïdi, a vivement réagi en menaçant directement les intérêts américains.
Le chef de la délégation iranienne à Vienne, Javad Vaïdi, a vivement réagi en menaçant directement les intérêts américains. — Dieter Nagl AFP/Archives

Voici les principaux points du rapport transmis vendredi par l'AIEA au Conseil de sécurité de l'Onu et dans lequel l'agence de sûreté nucléaire des Nations unies conclut que Téhéran n'a pas suspendu l'enrichissement d'uranium à la date butoir du 28 avril, qui lui avait été fixé (traduction de l'anglais en français par l'AFP).

"En mars 2006, l'Iran a mis au point à Natanz une +cascade+ de 164 centrifugeuses et a entrepris des essais (sur ces centrifugeuses) avec de l'hexafluorure d'uranium gazeux (UF6). Le 13 avril suivant, l'Iran a déclaré à l'agence qu'elle avait atteint un degré d'enrichissement de 3,6%. Le 18 avril, l'AIEA a prélevé des échantillons dont les analyses tendent à confirmer, à cette date, le niveau d'enrichissement déclaré par l'Iran" (...).
"Le même jour, de l'UF6 a une nouvelle fois été introduit dans la +cascade+ et deux autres +cascades+ étaient en voie de construction (...). Cette campagne d'enrichissement, entamée en novembre 2005 est toujours en cours" (...).
"Après trois années d'enquête de l'agence pour voir clair dans tous les aspects du programme nucléaire iranien, les lacunes dans la connaissance de ce programme continuent à constituer un sujet d'inquiétude" (...).
"Tout progrès en ce domaine nécessite une totale transparence et une coopération active de l'Iran. Cette transparence va au-delà des mesures préconisées dans les accords de sauvegarde (du Traité de non-prolifération nucléaire, ndlr) et son protocole additionnel si l'agence doit comprendre complètement vingt années d'activités nucléaires non-déclarées par l'Iran (...). Il est regrettable que cette transparence ne soit pas encore en vue" (...).
"Sur les expériences de séparation effectuées sur de petites quantités de plutonium (milligrammes), (...) l'agence ne peut pas exclure la possibilité que, en dépit des explications fournies par l'Iran, le plutonium analysé par l'agence a été dérivé de sources autres que celles déclarées par l'Iran" (...).