Nigeria: Les violences actuelles sont «pires» que la guerre civile des années 60

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Le président Goodluck Jonathan a fait une tentative de dernière minute samedi soir dans une adresse télévisée pour défendre la politique de son gouvernement dans l'espoir que les syndicats annulent leur projet de grève.
Le président Goodluck Jonathan a fait une tentative de dernière minute samedi soir dans une adresse télévisée pour défendre la politique de son gouvernement dans l'espoir que les syndicats annulent leur projet de grève. — Wole Emmanuel afp.com

Le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré ce dimanche que les violences actuelles attribuées au groupe islamiste Boko Haram au Nigeria sont «pires» que la guerre civile des années 60 en raison de leur imprévisibilité.

«La situation à laquelle nous avons à faire face est pire que la guerre civile» des années 60, a déclaré Goodluck Jonathan lors d'une cérémonie religieuse en l'honneur des forces armées à l'occasion d'une journée du souvenir. «Durant la guerre civile, nous pouvions savoir et même prévoir d'où venait l'ennemi. Mais le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est plus compliqué», a-t-il dit.

Des soutiens et des sympathisants partout

Le président nigérian a également affirmé que le groupe islamiste Boko Haram disposait de soutiens et de sympathisants au sein du gouvernement, du parlement et des services de sécurité.

«Certains d'entre eux sont dans l'éxécutif, certains font partie du parlement, d'autres encore agissent au sein du système judiciaire», a accusé le président Jonathan lors d'une cérémonie religieuse. «D'autres encore (sympathisants de Boko Haram) sont au sein des forces armées, de la police et des services de sécurité», a-t-il ajouté.