Allemagne/Affaire Wulff: L'opposition social-démocrate accentue ses attaques contre Merkel

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L'opposition social-démocrate en Allemagne a encore accru dimanche la pression sur la chancelière Angela Merkel, appelant à la tenue d'élections législatives si le président allemandChristian Wulff soutenu par elle devait finalement démissionner à cause du scandale le visant.
L'opposition social-démocrate en Allemagne a encore accru dimanche la pression sur la chancelière Angela Merkel, appelant à la tenue d'élections législatives si le président allemandChristian Wulff soutenu par elle devait finalement démissionner à cause du scandale le visant. — John Macdougall afp.com

L'opposition social-démocrate en Allemagne a encore accru dimanche la pression sur la chancelière Angela Merkel, appelant à la tenue d'élections législatives si le président allemand Christian Wulff soutenu par elle devait finalement démissionner à cause du scandale le visant.

Au moment où chaque jour de nouvelles révélations se font jour dans la presse allemande sur le chef de l'Etat, Christian Wulff, 52 ans, et le prêt douteux qu'il aurait reçu, le secrétaire général du SPD a choisi dimanche de concentrer ses attaques sur Angela Merkel.

«L'affaire Wulff est aussi une affaire Merkel»

"Si Wulff démissionne, il devrait y avoir de nouvelles élections (...) L'affaire Wulff est aussi une affaire Merkel", a lancé Andrea Nahles dans les colonnes de l'hebdomadaire dominical Bild am Sonntag.

"Christian Wulff n'est pas à la hauteur de la fonction de président fédéral. Rester en poste, quoi qu'il arrive? Une telle conduite est inacceptable... Je doute sérieusement qu'il survive à cette affaire", a poursuivi le secrétaire général du SPD.

Le chef du groupe parlementaire du SPD, l'ancien ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, en a rajouté sur le même thème, en déclarant à l'édition dominicale du Taggespiegel que Mme Merkel "ne pouvait pas faire comme si elle n'avait rien à voir avec toute cette affaire et comme si le président fédéral vivait dans une autre sphère politique".

Le scandale a éclaté en décembre quand le quotidien à grand tirage Bild a rapporté que Christian Wulff avait omis de déclarer un prêt privé de 500.000 euros reçu de l'épouse d'un riche homme d'affaires quand il dirigeait l'Etat (land) de Basse-Saxe.

Pressions sur «Bild»

Il a aussi été question d'un prêt bancaire suspect et la presse a fini par s'interroger sur l'avenir du chef de l'Etat, quand l'affaire s'est élargie à des pressions qu'il aurait exercées sur le quotidien Bild pour empêcher la divulgation de l'information.

Vendredi, un porte-parole d'Angela Merkel a indiqué que la chancelière avait une "grande estime" pour Christian Wulff, aussi bien comme personne que comme président.

Quelques centaines de personnes ont dénoncé le scandale ce week-end devant la résidence officielle de Christian Wulff et des sondages dimanche montraient que le chef de l'Etat avait perdu de sa crédibilité.

Christian Wulff lui-même semble cependant juger l'affaire insignifiante. "Dans un an, tout cela sera oublié", aurait-il dit à des collaborateurs, selon le Bild am Sonntag.