Navi Pillay de l'ONU dénonce le plan de transition au Yémen

Reuters
— 

Le projet de loi d'amnistie prévu dans le cadre du plan de sortie de crise au Yémen destiné à mettre un terme aux manifestations anti-gouvernementales pourrait être contraire au droit international, estime la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

Après des mois de contestation populaire menaçant de faire sombrer le Yémen dans la guerre civile, le président Ali Abdullah Saleh a signé fin novembre le plan de transfert du pouvoir élaboré sour l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ce plan prévoit son départ du pouvoir en échange d'une immunité.

"J'ai suivi de près les événements au Yémen, en particulier le débat controversé au sujet d'une loi d'amnistie qui doit être présentée au Parlement prochainement", indique Navi Pillay dans un communiqué publié vendredi.

"Le droit international et la politique de l'Onu sont clairs sur le sujet: les amnisties ne sont pas permises si elles empêchent la poursuite en justice de personnes qui peuvent être pénalement responsables de crimes internationaux, y compris des crimes de guerre, crimes contre l'humanité, le génocide et les violations des droits de l'homme", ajoute-t-elle.

"Selon les informations que nous avons rassemblées, il y a des raisons de croire que certains de ces crimes ont été commis au Yémen pendant la période pour laquelle une amnistie est actuellement examinée. Une telle amnistie violerait les obligations internationales du Yémen en matière de droits de l'homme", conclut-elle.