Egypte: Moubarak au tribunal en ambulance pour la reprise de son procès

JUSTICE S'il est reconnu coupable, il est passible de la peine de mort...

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Le président égyptien déchu Hosni Moubarak est arrivé lundi matin à bord d'une ambulance pour une nouvelle session de son procès au Caire, selon des images diffusées par la télévision d'Etat.
Le président égyptien déchu Hosni Moubarak est arrivé lundi matin à bord d'une ambulance pour une nouvelle session de son procès au Caire, selon des images diffusées par la télévision d'Etat. — Filippo Monteforte afp.com

Le président égyptien déchu Hosni Moubarak est arrivé lundi matin à bord d'une ambulance pour une nouvelle session de son procès au Caire, selon des images diffusées par la télévision d'Etat.

Le président, 83 ans, a été placé sur une civière à sa descente du véhicule pour être transporté dans la salle du tribunal, comme lors des précédentes audiences de ce procès qui a repris le 28 décembre après trois mois de coupure.

Le procès de l'ancien président, qui a démissionné le 11 février sous la pression d'une révolte populaire, a débuté le 3 août. M. Moubarak est en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire.

Le raïs déchu est jugé pour son implication présumée dans des ordres de tirer sur la foule durant les événements du début de l'année, qui ont fait officiellement quelque 850 morts. Il est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.

Les fils Moubarak également jugés

L'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six de ses conseillers sont jugés en même temps que Hosni Moubarak pour ces accusations.

Hosni Moubarak est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal, qui sont jugés eux aussi en même temps que lui.

Premier dirigeant victime du «printemps arabe» à comparaître en personne devant les juges, il est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.

Les dernières audiences de ce procès se sont tenues en septembre. La procédure a ensuite été suspendue en raison d'une demande de récusation du président de la cour, le juge Ahmed Refaat, jugé partial par les avocats des parties civiles. Le magistrat a finalement été maintenu, permettant la reprise du procès.

La suspension des audiences, la tenue d'élections législatives et les violences meurtrières récentes en marge de manifestations ont contribué à reléguer au second plan le sort de l'ancien président au cours des derniers mois.