Frontière syro-libanaise: Pas de preuve de l'implication d'Al-Qaida

Avec Reuters

— 

Rien ne prouve qu'Al-Qaida opère depuis le nord du Liban, dit le Premier ministre libanais Nadjib Mikati une semaine après les attentats imputés par la Syrie à l'organisation islamiste. La Syrie, aux prises avec une révolte populaire depuis neuf mois, a accusé un groupe d'Al Qaïda d'être entré sur son territoire en provenance du nord du Liban pour commettre un double attentat à Damas, qui a fait 44 morts et plus de 100 blessés. 

«Il n'y a aucune preuve solide de la présence d'Al Qaïda à Ersal», une ville frontalière, a dit Mikati mercredi soir dans des propos rapportés par l'agence de presse officielle libanaise.

«L'armée est entrée dans Ersal après avoir reçu des informations selon lesquelles un homme était peut-être lié à un groupe terroriste international, mais il n'y avait aucune information sur la présence de groupes organisés ou d'une organisation en particulier», a ajouté le Premier ministre.

Le ministre de la Défense Fayez Ghosn a dit la semaine dernière que des activistes d'Al Qaïda agissaient à la frontière en se faisant passer pour des opposants au président syrien Bachar al Assad. Le ministre de l'Intérieur a plus tard démenti cette information.

«Ce n'est pas la première fois qu'il y a des différences d'opinion dans le gouvernement. Le ministre de l'Intérieur a dit n'avoir aucune information. Le ministre de la Défense a dit avoir des informations mais pas de preuves absolues», a poursuivi le chef du gouvernement. Le Liban tente de se démarquer de la révolte en Syrie, qui dure depuis le mois de mars et prend dorénavant la forme d'une insurrection armée. Assad dit combattre des islamistes aidés par des puissances étrangères, une question sensible pour son voisin libanais.