Iran: Le proccès de «l'espion de la CIA» a débuté

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La première audience du procès de l'Américano-Iranien accusé d'"espionnage pour la CIA", arrêté à la mi-décembre à Téhéran a commencé, a rapporté mardi l'agence Fars.
La première audience du procès de l'Américano-Iranien accusé d'"espionnage pour la CIA", arrêté à la mi-décembre à Téhéran a commencé, a rapporté mardi l'agence Fars. — afp.com

La première audience du procès de l'Américano-Iranien accusé d'«espionnage pour la CIA», arrêté à la mi-décembre à Téhéran a commencé, a rapporté mardi l'agence Fars.

«La première audience dans le procès d'Amir Mirzaï Hekmati arrêté récemment pour espionnage au profit des Etats-Unis a commencé mardi matin à la quinzième chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran», a rapporté Fars.

La télévision d'Etat iranienne avait diffusé à la mi-décembre des images, dans lesquelles on voyait M. Hekmati confesser avoir eu pour «mission» d'infiltrer le ministère du Renseignement pour le compte de la CIA.

«L'acte d'accusation lu par le représentant du parquet a insisté sur la coopération de M. Hekmati avec le gouvernement hostile américain et les services d'espionnages américains de la CIA», a rapporté l'agence Fars.

M. Hekmati a «reconnu avoir eu l'intention d'infiltrer les services de renseignements de la République islamique pour aider la CIA», selon Fars.

«Dans cette mission, j'ai été dupé par les services de renseignements américains. Bien que je sois entré en Iran avec pour mission d'infiltrer les services de renseignements iraniens pour devenir une source d'information de la CIA, je ne voulais pas personnellement porter atteinte à l'Iran car j'avais l'intention de vivre en Iran et de ne pas retourner aux Etats-Unis», a-t-il ajouté selon Fars.

Ensuite, l'avocat de M. Hekmati a présenté sa défense, critiquant l'acte d'accusation, toujours selon Fars. Le représentant du parquet a rejeté ces affirmations.

Après avoir posé des questions à l'accusé, le juge Abolghassem Salavti, qui a présidé l'audience a affirmé qu'après «avoir reçu la plaidoirie de l'avocat, il prononcera son jugement».

Le gouvernement américain a rejeté les accusations d'espionnage contre M. Hekmati, réclamant sa libération immédiate. La télévision d'Etat iranienne avait diffusé des «aveux» de M. Hekmati, détaillant son parcours et les circonstances de son arrestation.

Le jeune homme, rasé de près, d'apparence orientale, parle couramment farsi dans la vidéo ainsi qu'anglais avec un accent américain, et la chaîne indique qu'il parle aussi arabe. Plusieurs photos de M. Hekmati ont également été diffusées, dont certaines le présentant en uniforme militaire et d'autres en tenue traditionnelle arabe.

Il a été identifié par les services de renseignement iraniens alors qu'il recevait un entraînement sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan, et arrêté dès son entrée en Iran, avait ajouté le ministère du Renseignement iranien sans préciser la date ni les circonstances de cette arrestation.

Selon la télévision, le jeune homme a travaillé de 2005 à 2007 pour l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (DRAPA) liée au Pentagone.

Il a ensuite fait partie de l'entreprise de jeux vidéo Kuma Games, spécialisées dans les jeux de guerre, selon la chaîne, qui affirme que cette entreprise a été fondée par la CIA pour influencer l'opinion publique via les jeux vidéo.

Il aurait ensuite travaillé pour l'entreprise de renseignement Cubic, puis le groupe britannique de défense BAE Systems. Téhéran annonce régulièrement l'arrestation d'«espions» ou de «saboteurs» travaillant pour les Etats-Unis ou Israël, ses ennemis jurés dans la région, mais les autorités fournissent généralement très peu d'indications précises sur les faits qui leur sont reprochés.