Pakistan: Le président Zardari appelle à déjouer les «complots» contre la démocratie

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Le président pakistanais Asif Ali Zardari est dans un état stable mais va rester en observation à l'hôpital de Dubai où il a été admis mardi après une attaque cardiaque mineure, a annoncé mercredi son gouvernement.
Le président pakistanais Asif Ali Zardari est dans un état stable mais va rester en observation à l'hôpital de Dubai où il a été admis mardi après une attaque cardiaque mineure, a annoncé mercredi son gouvernement. — Ben Stansall afp.com

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a affirmé ce mardi que la meilleure façon de rendre hommage à l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto à l'occasion du quatrième anniversaire de son assassinat était de déjouer les «complots» contre la démocratie.

«Aujourd'hui nous lui rendons hommage. La meilleur façon de le faire est de défendre et protéger la démocratie et les institutions démocratiques dans le pays et de déjouer tous les complots contre elles», a indiqué le chef de l'Etat dans un communiqué. «J'appelle toutes les forces démocratiques et patriotiques pakistanaises à déjouer tous les complots contre la démocratie et les institutions démocratiques», a insisté le président.

Des rumeurs persistantes de coup d'Etat

Des rumeurs persistantes de coup d'Etat ont circulé dans les derniers jours au Pakistan, nourries jeudi par le Premier ministre Yousuf Raza Gilani qui a dénoncé les «complots» visant à faire tomber son gouvernement et appelé l'armée à rester dans son rôle. Vendredi le chef d'état-major de l'armée, le général Ashfaq Kayani, a «réaffirmé que l'armée pakistanaise continuait de soutenir le processus démocratique dans le pays» et «fermement démenti les spéculations évoquant un coup d'Etat militaire».

Le pouvoir civil a été accusé d'avoir, en mai dernier, fait passer aux Etats-Unis un mémo secret leur demandant de l'aide pour empêcher un possible coup d'Etat provoquant une forte tension avec l'armée. Benazir Bhutto, deux fois Premier ministre et épouse de Zardari, a été assassinée le 27 décembre 2007 à Rawalpindi, près d'Islamabad, à l'issue d'un meeting électoral.

«Son assassinat était un complot pour priver le monde de sa meilleure arme pour combattre l'extremisme international. C'était un complot pour priver le Pakistan de son meilleur espoir d'établir une démocratie pleinement opérationnelle», a affirmé le chef de l'Etat.