TPIY: La France n'arrêtera pas Florence Hartmann

JUSTICE Un mandat d'arrêt a été prononcé pour outrage à la cour contre Florence Hatmann...

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La France n'arrêtera pas l'ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Florence Hartmann, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt du tribunal pour outrage à la cour, a indiqué le ministère des Affaires étrangères lundi.
La France n'arrêtera pas l'ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Florence Hartmann, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt du tribunal pour outrage à la cour, a indiqué le ministère des Affaires étrangères lundi. — Olaf Kraak afp.com

La France n'arrêtera pas l'ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Florence Hartmann, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt du tribunal pour outrage à la cour, a indiqué le ministère des Affaires étrangères lundi.

«Les textes qui organisent la coopération entre le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et la France ne s’appliquent qu’aux crimes graves que ce tribunal a pour mission de juger», a expliqué le ministère lors d'un point de presse.

Ex-journaliste du «Monde»

«L’outrage à la cour pour lequel Mme Hartmann a été condamnée ne faisant pas partie de ces crimes, la France ne dispose d’aucun fondement juridique pour asseoir une éventuelle coopération».

Le TPIY a émis en octobre un mandat d'arrêt contre Florence Hartmann car elle a refusé de payer une amende de 7.000 euros à laquelle elle avait été condamnée en 2009. Le Tribunal a transformé cette amende en une peine de sept jours de prison et a demandé aux autorités françaises d'arrêter et de transférer Florence Hartmann à La Haye.

Ancienne correspondante du journal français Le Monde dans les Balkans, Florence Hartmann a été la porte-parole du procureur du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006. Dans son livre «Paix et Châtiment» publié en 2007, elle mentionnait deux décisions confidentielles rendues par la cour d’appel du TPIY dans le cadre du procès de l’ancien président serbe Slobodan Milosevic, qui auraient permis, selon elle, de prouver l’implication de l’Etat serbe dans le massacre de Srebrenica qui a coûté la vie à près de 8.000 Bosniaques en 1995.