Syrie: Un double attentat à la voiture piégée fait au moins 44 morts à Damas

TERRORISME Les services syriens de sécurité ont été visés...

Avec Reuters

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Des images de la télévision publique syrienne après le double attentat suicide visant des installations du service de sécurité le 23 décembre 2011.
Des images de la télévision publique syrienne après le double attentat suicide visant des installations du service de sécurité le 23 décembre 2011. — AFP

C’est l’un des symboles du régime répressif syrien, des installations des services de sécurité, qui a été touché par deux attentats suicide à la voiture piégée ce vendredi. Selon un nouveau bilan diffusé en début de soirée, il y a 44 morts et plus de 150 blessés, principalement des civils. «Les premiers éléments d'enquête font porter la responsabilité sur Al-Qaïda», annonce un bandeau défilant sur la télévision d’Etat.

D’après un témoin contacté par Reuters, deux explosions ont été entendues dans la capitale syrienne. Un autre témoin de l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme a rapporté que des fusillades avaient éclaté après ces déflagrations.

Le Liban dit avoir prévenu Damas cette semaine que des éléments d'A- Qaïda s'étaient infiltrés en territoire syrien, a déclaré vendredi un porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.

Crainte de guerre civile

Cet acte intervient au lendemain de l'arrivée dans la capitale syrienne d'une première équipe d'observateurs de la Ligue arabe. La Syrie est en effet en proie à un fort mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad. Loin de lâcher du lest, le dirigeant mène une répression sanglante. L'ONU estime qu'au moins 5.000 décès sont liés à la contestation et à la répression. Les autorités syriennes, qui affirment elles être en lutte contre des «bandes terroristes» soutenues par l'étranger, font état d'au moins 2.000 morts dans les rangs de l'armée et des forces de sécurité. 

Selon l'opposition syrienne, la répression a franchi un cran supplémentaire depuis que Damas a donné lundi son accord à l'envoi des observateurs de la Ligue arabe chargés de vérifier l'engagement des autorités syriennes à appliquer un plan visant à résoudre la crise.

Ce blocage total et l’apparition d’une «Armée syrienne libre», formée notamment de déserteurs, font craindre que la Syrie ne bascule dans une guerre civile.