La droite espagnole n'écarte plus une hausse des impôts

Reuters

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Le Parti populaire espagnol n'écarte pas la possibilité d'augmenter les impôts une fois qu'il sera au pouvoir, a dit ce lundi son secrétaire général Dolores Cospedal, marquant une évolution de la position du parti vainqueur des élections. Le futur président du gouvernement, Mariano Rajoy, doit dévoiler ce lundi ses premières réformes économiques mais devrait livrer peu de détails sur les mésures à adopter.

«Ce que veut le Parti populaire, c'est ne pas avoir à augmenter les impôts (...) mais s'il ressort, à l'heure d'examiner les comptes publics, que le déficit est plus grand qu'attendu, le gouvernement devra prendre des décisions», a dit la dirigeante du parti de droite à la radio espagnole. L'état réel des comptes publics espagnols ne sera pas connu avant mars prochain. Le déficit public devrait dépasser les 6% du produit intérieur brut (PIB) espérés par le gouvernement sortant.

Le prochain gouvernement entend respecter l'objectif fixé à 4,4% de déficit public en 2012. Mariano Rajoy doit trouver pour cela 30 milliards d'euros alors que l'Espagne se dirige tout droit vers la récession. Il craint que l'augmentation des impôts n'empêche le pays de retrouver la croissance. Certains économistes estiment que la taxe sur la valeur ajoutée, l'une des plus faibles de la zone euro, peut être augmentée. Le président du gouvernement sera investi mercredi et annoncera à cette occasion la composition de son gouvernement.