Olmert devra s'appuyer sur une coalition fragile

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Le nouveau cabinet israélien a été investi, hier par la Knesset, mais il est déjà fragilisé par des divergences de parti. Il aura fallu pas moins de trois semaines au Premier ministre, Ehoud Olmert, pour constituer son gouvernement : vingt-quatre ministres issus de quatre partis différents. Une coalition qui n'obtient qu'une courte majorité avec 67 sièges sur les 120 que compte le Parlement israelien.

Le parti centriste d'Olmert, Kadima, retrouve ses alliés naturels, les travaillistes et le Parti des retraités. Les trois formations se sont mises d'accord sur un objectif : fixer, d'ici à dix ans, les frontières d'Israël en procédant à des retraits de Cisjordanie.

Faute d'atteindre, à trois, la majorité à la Knesset, Olmert a dû accepter qu'un parti ultraorthodoxe, Shass, se joigne à la coalition. En échange de ses douze sièges, ce dernier a obtenu un peu plus de trois cents millions d'euros de subventions pour ses écoles religieuses.

Mais ce parti annonce d'ores et déjà qu'il s'opposera à tout retrait de Cisjordanie et pourrait retirer son soutien à Olmert. Faisant perdre au nouveau cabinet sa majorité au Parlement et donc, sa marge de manoeuvre.