Carlos demande à être extradé vers le Venezuela

Reuters
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L'activiste vénézuélien Illich Ramirez Sanchez, dit «Carlos», a confirmé  dimanche qu'il souhaitait être extradé vers son pays d'origine après sa  seconde condamnation à perpétuité en France.

«Le problème est politique, il peut être résolu politiquement en  dépit des traîtres corrompus au Venezuela qui reçoivent des pots de vin  et (...) font tout leur possible pour retarder mon retour au Venezuela»,  a dit Carlos, âgé de 62 ans. L'ancien ennemi public numéro un des années 1970 et 1980 a été  condamné jeudi à la réclusion à perpétuité pour quatre attentats commis  en France en 1982 et 1983. La peine a été assortie d'une période de  sûreté incompressible de 18 ans. 

Un «digne combattant», pour Hugo Chavez

Carlos purgeait déjà une condamnation à perpétuité prononcée en 1997  pour les assassinats de deux policiers français de la DST et leur  informateur, en 1975 à Paris. A la radio vénézuélienne, l'ancien révolutionnaire marxiste a salué  le président Hugo Chavez tout en le jugeant «trop humain». «Je n'aime  pas le sang moi non plus, mais parfois le sang doit couler, tout le sang  de l'ennemi. Nous devons nettoyer le pays», a dit Carlos.

«Je ne parle pas de l'opposition (mais) des traîtres et des espions  qui doivent être éliminés», a ajouté Illich Ramirez Sanchez. Hugo Chavez est intervenu en novembre pour demander le respect des  droits de Carlos durant son procès. Il a qualifié Carlos de «digne  combattant» en se référant à son passé révolutionnaire.  

Figure mythique de l'activisme armé d'extrême gauche dans les années  1970 et 1980, Carlos s'était fait connaître dans le monde entier avec  l'enlèvement en décembre 1975 à Vienne de onze ministres de l'Opep en  compagnie d'un commando.   Ilich Ramirez dirigeait un groupe d'activistes qui fut soutenu, armé  et hébergé par le bloc communiste d'Europe de l'Est, notamment la RDA,  la Hongrie et la Roumanie, mais aussi protégé par la Syrie, l'Irak, le  Yémen.