RDC: Joseph Kabila proclamé vainqueur de la présidentielle, l'opposition va manifester

© 2011 AFP

— 

Le président sortant de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été proclamé vendredi soir vainqueur de l'élection présidentielle à un tour du 28 novembre, par la Cour suprême de justice (CSJ), chargée de donner les résultats définitifs du scrutin.
Le président sortant de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été proclamé vendredi soir vainqueur de l'élection présidentielle à un tour du 28 novembre, par la Cour suprême de justice (CSJ), chargée de donner les résultats définitifs du scrutin. — Fabrice Coffrini afp.com

Le président sortant de la RDC, Joseph Kabila, 40 ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ) malgré des semaines de contestation du scrutin au plan national et international.

La CSJ a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) et rejetés par l'opposition, qui attribuaient la victoire à M. Kabila, avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé second.

Ce dernier avait rejeté ces résultats et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC.

«Hold up électoral»

Vendredi soir, son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a annoncé l'organisation de manifestations "lundi ou mardi" en RD Congo pour "faire échec à ce hold-up électoral", a déclaré à l'AFP Jacquemin Shabani, secrétaire général du parti.

La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Monsieur Joseph Kabila", a déclaré vendredi soir le premier président de la CSJ Jérôme Kitoko, juste après avoir rejeté pour "manque de preuves" le recours du candidat et opposant Vital Kamerhe (3e avec 7,74%), qui dénonçait de nombreuses irrégularités lors du scrutin.

Sans attendre la proclamation de la CSJ, initialement prévue samedi, six pays voisins - Ouganda, Kenya, Zambie, Tanzanie, Burundi et la République centrafricaine - avaient "félicité" vendredi le président Kabila pour sa réélection. La veille, l'Afrique du Sud avait jugé "globalement OK" les élections.

M. Kamerhe dénonçait notamment des "violations intentionnelles" de la loi électorale par Céni, "la circulation illégale" de bulletins de vote avant le scrutin, des différences entre des résultats de la Céni et ceux publiés dans les bureaux de vote ou encore des scores de 100% obtenus par M. Kabila dans plusieurs bureaux de vote.