L'US Navy veut stationner des bâtiments à Singapour

Reuters

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L'US Navy stationnera à l'avenir plusieurs de ses nouveaux bâtiments de combat à Singapour, écrit l'amiral Jonathan Greenert, chef des opérations maritimes de la Navy, dans l'édition du mois de décembre de la revue institutionnelle Proceedings.

La marine américaine va accorder une importance croissante aux "carrefours maritimes" de la région Asie-Pacifique, ajoute l'amiral Greenert. Des discussions approfondies ont été engagées ces derniers mois pour un tel stationnement non seulement à Singapour mais aussi dans d'autres ports d'Asie du Sud-Est, probablement aux Philippines. Cette évolution stratégique est due à des questions de coût mais aussi aux ambitions militaires de la Chine, y compris en mer.

"Comme nous ne serons probablement plus en mesure d'assumer la charge financière et diplomatique de l'installation de nouvelles grandes bases opérationnelles à l'étranger, la flotte de 2025 s'appuiera davantage sur des ports ou d'autres installations dans des pays hôtes où nos bateaux, nos appareils de vol et nos équipages pourront se ravitailler, se reposer, reconstituer leurs réserves et effectuer des réparations tout en restant déployés", écrit Jonathan Greenert dans la revue maritime.

«Se maintenir aux avants-postes dans le monde»

Cette méthode aidera l'US Navy à "se maintenir aux avant-postes dans le monde avec probablement un nombre réduit de bateaux et d'appareils de vol par rapport à aujourd'hui", ajoute-t-il. Il désigne Singapour comme un futur point d'attache de la marine américaine, sans fournir de calendrier. Il précise que les bateaux américains participeront à des opérations contre la piraterie et la contrebande en mer de Chine méridionale.

Les plans exposés par l'amiral Greenert s'ajoutent au projet de déploiement de "marines" en Australie, annoncé récemment par le président Barack Obama. La question du stationnement de bâtiments américains en Asie du Sud-Est a été discutée en novembre lors du dernier forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où "la Chine était le sujet numéro un", a-t-on appris auprès d'une source informée du contenu de certaines de ces discussions.