«Ni un escroc, ni James Bond», pour l'avocat d'un des otages français au Mali

RAPT La raison de sa présence a été remise en cause par plusieurs médias...

Avec Reuters

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Philippe Verdon a été un temps proche du mercenaire Bob Denard.
Philippe Verdon a été un temps proche du mercenaire Bob Denard. — Y. IBRAHIM / AFP

La famille d'un des deux otages Français enlevés au Mali en novembre a voulu mettre un terme mercredi aux «confusions» sur son identité, le présentant comme un simple homme d'affaires en déplacement dans la région pour un projet de cimenterie.

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Philippe Verdon et Serge Lazarevic, ont été enlevés le 24 novembre par un groupe armé dans un hôtel de Hombori, au Nord du pays. Présentés comme un ingénieur et un technicien travaillant pour une cimenterie locale, l'identité des deux Français et la raison de leur présence dans la région a depuis été remise en cause dans certains médias. «Il était là-bas pour ce projet de cimenterie, c'est clair», a déclaré le père de Philippe Verdon, Jean-Pierre Verdon.

Un simple «homme d'affaires»

«Il n'y avait pas de mission secrète». Alexandre Varaut, son avocat, a ajouté que l'otage français n'était «ni un escroc, ni James Bond». «C'est un homme d'affaires qui travaille en Afrique», a-t-il dit. «Nous n'avons qu'une seule préoccupation, (...) c'est d'être présents et utiles autant qu'on peut l'être pour aider à leur libération».

Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué début décembre leur enlèvement, ainsi que celui de trois autres étrangers - un Néerlandais, un Suédois et un Sud-Africain.