Européens enlevés au Mali: Aqmi diffuse les photos des cinq otages

ENLÈVEMENT e groupe islamiste avait déjà envoyé vendredi des photos à deux agences de presse...

Reuters

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Photo non datée de l'hôtel Dombia, à Hombori, bourg du nord-est du Mali, où ont été enlevés deux Français le 24 novembre 2011.
Photo non datée de l'hôtel Dombia, à Hombori, bourg du nord-est du Mali, où ont été enlevés deux Français le 24 novembre 2011. — DOMBIAHOTEL.ORG / AFP

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a diffusé ce mardi sur un site Internet islamiste les photos de cinq otages européens, dont deux Français, enlevés au Mali en novembre. Vendredi déjà, des photos avaient été envoyées à l'Agence Nouakchott information (ANI, agence de presse en ligne mauritanienne), ainsi qu'au bureau de l'AFP à Rabat.

Sur les deux photographies diffusées sur Internet, les otages semblent en bonne santé et apparaissent entourés d'hommes en armes au visage masqué. Sur l'une, les deux Français ont les mains liées derrière le dos. Sur le deuxième cliché, les trois autres otages ont les mains posées sur les genoux.

Les deux Français sont des espions, selon Aqmi

Les Français Philippe Verdon et Serge Lazarevic, présentés comme un ingénieur et un technicien travaillant pour une cimenterie locale, ont été enlevés dans la nuit du 23 au 24 novembre dans un hôtel d'Hombori, à 200 km à l'ouest de Gao, dans le nord du pays. Aqmi a revendiqué début décembre leur enlèvement, ainsi que celui de trois autres étrangers - un Néerlandais, un Suédois et un Sud-Africain - en novembre au Mali. Le groupe islamiste affirme que les deux Français sont des espions.

Les forces de sécurité maliennes ont arrêté lundi quatre personnes soupçonnées d'avoir enlevé deux Français pour le compte d'Aqmi, selon le porte-parole de la présidence à Bamako. Dimanche, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, en visite en Mauritanie, a déclaré que la France conservait «"le maximum de canaux» ouverts pour obtenir leur libération. Quatre autres otages français, enlevés en septembre 2010 à Arlit, dans le nord du Niger, sont toujours retenus au Sahel.