Scandale de pédophilie à Penn State: Jerry Sandusky accusé d'avoir abusé d'un garçon à 100 reprises

ETATS-UNIS Une autre victime présumée porte plainte contre le coach assistant, déjà poursuivi pour abus sexuels sur huit mineurs...

P.B.

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Jerry Sandusky a été inculpé le 5 novembre 2011 pour des abus sexuels qu'il aurait commis sur huit garçons âgé de 10 à 15 ans.
Jerry Sandusky a été inculpé le 5 novembre 2011 pour des abus sexuels qu'il aurait commis sur huit garçons âgé de 10 à 15 ans. — A.COLWELL/NBC/AP/SIPA

Chaque jour réserve son lot de révélations glauques sur le scandale présumé de pédophilie à Penn State. Mercredi, une nouvelle plainte a été déposée à Philadelphie contre Jerry Sandusky. Un homme aujourd'hui âgé de 29 ans accuse l'ancien coach de l'avoir abusé sexuellement à plus de 100 reprises entre 1992 et 1996, alors qu'il avait entre 10 et 14 ans. S'il a gardé le silence si longtemps, c'est qu'il avait été menacé par Sandusky, affirme-t-il.

Comme les huit autres victimes présumées, «John Doe» (pseudonyme) a rencontré le coach via Second Mile, l'association pour enfants en difficulté que Sandusky a fondée en 1979. En trente ans, des milliers d'enfants y ont transité, souvent entre deux familles d’accueil. Le coach les hébergeait parfois dans son sous-sol et les emmenait souvent profiter des installations sportives de l'université de Penn State.

 

Grand ménage

En attendant une nouvelle audience devant un juge de Philadelphie, le 7 décembre, Sandusky a été laissé en liberté sous caution. Penn State a donné un grand coup de balai, licenciant le coach de légende, Joe Paterno, ainsi que le président de l'université et le directeur athlétique.

 

Un étudiant affirme avoir surpris Sandusky, en 2002, en train de sodomiser un jeune garçon dans les douches du vestiaire. Il dit avoir averti le staff, qui semble avoir étouffé l'affaire. Deux cadres de l'établissement, qui ont juré devant le grand jury ne pas avoir été mis au courant des détails, sont poursuivi pour parjure. Alors que les abus se seraient produits sur au moins une quinzaine d'années, les autorités s'attendent à ce que d'autres personnes sortent de leur silence.