Egypte: Cinq candidats à la présidence refusent d'entrer au gouvernement

Reuters

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Cinq prétendants à la présidence égyptienne ont refusé de siéger dans le prochain gouvernement, a annoncé ce mercredi le Premier ministre désigné Kamal al Ganzouri.

Le Conseil suprême des forces armées, qui assure l'intérim depuis le départ d'Hosni Moubarak, le 11 février, l'a chargé de former un nouvelle équipe ministérielle après la démission de celle d'Essam Charaf, emportée par les manifestations contre les militaires qui ont fait 42 morts et 2.000 blessés.

"J'ai parlé à cinq collègues qui sont candidats à la présidence pour essayer de les convaincre de faire partie du gouvernement, mais ils ont refusé, tout comme deux personnalités appréciées", a déclaré à la presse Kamal al Ganzouri.

Choix de Mohamed ElBaradeï

Le futur chef du gouvernement n'a pas cité leurs noms ni les motifs de leur refus, mais faire partie d'un exécutif que beaucoup dénoncent et qui ne sera aux affaires que quelques mois au plus pourrait mettre un terme à leurs ambitions présidentielles.

Lorsqu'il a accepté de former un nouveau gouvernement, Kamal Ganzouri a souligné qu'en faire partie ne serait pas sans conséquences.

Le Premier ministre désigné, commencera jeudi à recevoir les membres potentiels de l'équipe qu'il a promis de présenter à la fin de la semaine, a-t-il poursuivi, ajoutant que son objectif restait d'en dévoiler la composition "demain ou après demain".

Mohamed ElBaradeï, ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et candidat à la présidence, s'est dit prêt samedi à renoncer à se présenter s'il était invité à prendre la tête d'un gouvernement de transition.