Le Conseil des droits de l'homme veut condamner la Syrie

Reuters

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Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies doit annoncer mercredi la tenue dans deux jours d'une réunion extraordinaire dans le but de condamner le régime syrien pour crimes contre l'humanité, a-t-on appris de sources diplomatiques arabes et européennes.

Cette décision est en partie destinée à faire pression sur la Chine et la Russie pour qu'elles prennent une position plus ferme à l'encontre de leur allié syrien.

Le forum de Genève tiendra ainsi vendredi sa troisième réunion en huit mois sur la Syrie, où la répression du mouvement de contestation du régime de Bachar al Assad se chiffre à plus de 3.500 morts selon les Nations unies.

Le Conseil des droits de l'homme s'est vu remettre lundi un rapport de commission d'enquête concluant que la Syrie "est responsable d'actes arbitraires, dont des crimes contre l'humanité, commis par des membres de son armée et ses forces de sécurité". ( )

"Il ne fait aucun doute que la résolution sera très dure lors de la session du Conseil vendredi", a déclaré le représentant du Royaume-Uni Peter Gooderham. "L'idée est d'exercer le maximum de pression que le Conseil des droits de l'homme est en mesure d'appliquer."

"C'est en grande partie piloté par le groupe arabe. Certains ambassadeurs arabes sont au moins aussi inquiets que l'Union européenne et les Etats-Unis, peut-être davantage", a-t-il ajouté.

Sur le terrain, des déserteurs ont tué mardi trois soldats et en ont capturé deux autres lors d'une embuscade dans le nord de la Syrie, à Saraqeb dans la province d'Idlib, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme.

Les forces gouvernementales ont mené par la suite des raids dans la ville au cours desquels un civil a trouvé la mort et trois autres ont été blessés, a-t-il ajouté.

A Homs, une fillette de huit ans est morte abattue à un point de contrôle.

Deux civils ont succombé à leurs blessures dans la région de Rinkous, près de Damas, et un homme de 33 ans a été tué par un tireur embusqué alors qu'il tentait d'échapper à son arrestation, a encore précisé l'Observatoire dans un communiqué.