Iran : les mollahs défient le Conseil de sécurité

©2006 20 minutes

— 

L'Iran ne se soumettra pas à "la pression et à l'injustice", a déclaré jeudi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à la veille de l'écheance fixée par le Conseil de sécurité Nations unies pour qu'il suspende son enrichissement d'uranium.
L'Iran ne se soumettra pas à "la pression et à l'injustice", a déclaré jeudi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à la veille de l'écheance fixée par le Conseil de sécurité Nations unies pour qu'il suspende son enrichissement d'uranium. — AFP

L'Iran persiste et signe. Loin de montrer les moindres prémices de coopération avec la communauté internationale, le régime des mollahs a multiplié ces derniers jours les provocations, alors que le délai fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU pour suspendre son enrichissement d'uranium expire aujourd'hui. « Nous sommes un pays nucléaire. Nous ne nous soumettrons pas à l'injustice et à la pression. S'ils veulent violer les droits du peuple iranien, nous imprimerons le signe de la honte sur leur front », a ainsi déclaré hier le président Mahmoud Ahmadinejad.

L'ultimatum de l'ONU n'est pas assorti de sanctions, mais les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils chercheraient à en obtenir, avec l'appui de la France et du Royaume-Uni. Dès mardi, l'Allemagne et les membres permanents du Conseil (Paris, Moscou, Washington, Londres, Pékin) se réuniront à Paris pour décider de la marche à suivre. « Il ne faut pas compter sur une résolution du Conseil avant la deuxième semaine de mai », explique un diplomate. Ce nouveau texte aura pour but de rendre les demandes de l'AIEA (Agence internationale à l'énergie atomique) « obligatoires et plus contraignantes juridiquement ». C'est-à-dire que le document sera assorti d'une menace de sanctions. Pas de quoi encore inquiéter l'Iran.

Clémence Lemaistre