Le Mali tente de prendre contact avec un chef rebelle pour empêcher un soulèvement

Reuters

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Le gouvernement du Mali cherche à se mettre en rapport avec l'ancien chef rebelle touareg Lyad Aghali, dont on craint qu'il n'incite des nomades du désert à fomenter un autre soulèvement, a-t-on rapporté dimanche de sources gouvernementale et militaire.

Plusieurs centaines d'ex-combattants munis de stocks d'armes sont entrés récemment dans le nord du Mali via le Niger et l'Algérie, souvent après avoir quitté la Libye. Ce qui fait redouter un regain d'instabilité dans une zone où opèrent anciens rebelles, cellules d'Al Qaïda et trafiquants de drogue. Lyad Aghali, qui fut l'un des principaux commandants des rébellions touarègues des années 1990, a quitté la semaine dernière son domicile de Kidal, dans le nord du Mali, pour rejoindre des combattants en cours de regroupement, a-t-on indiqué de mêmes sources.

«Les autorités ont envoyé des émissaires à Lyad pour rétablir l'ordre, mais il n'y a pas encore de réponse», a dit un responsable militaire qui a requis l'anonymat. «Nous attendons de voir s'ils réagissent par des attaques.» Un haut responsable du gouvernement, qui demande aussi à garder l'anonymat, a confirmé qu'une délégation était partie.