Pérou: Syndicalistes, paysans et écologistes s'opposent au plus grand projet minier du pays

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La mobilisation contre le plus grand projet minier du Pérou dans le nord andin du pays a donné lieu à des heurts entre police et manifestants qui se sont soldés par un blessé, deux détenus, sur fond d'appels au dialogue entre gouvernement et collectif anti-minier.
La mobilisation contre le plus grand projet minier du Pérou dans le nord andin du pays a donné lieu à des heurts entre police et manifestants qui se sont soldés par un blessé, deux détenus, sur fond d'appels au dialogue entre gouvernement et collectif anti-minier. — Ernesto Benavides afp.com

La mobilisation contre le plus grand projet minier du Pérou dans le nord andin du pays a donné lieu à des heurts entre police et manifestants qui se sont soldés par un blessé, deux détenus, sur fond d'appels au dialogue entre gouvernement et collectif anti-minier.

Les violences sont survenues, selon le ministre de l'Intérieur Oscar Valdes, quand un groupe de 400 manifestants a menacé d'attaquer un hélicopère sur le point d'atterrir sur le site de la mine Conga, à 870 km au nord de Lima.

La police déployée sur place a repoussé les manifestants en usant de gaz lacrymogènes et d'armes à plombs. "Il y a eu un blessé à la jambe par plombs, et deux détenus, dont un dirigeant des manifestants", a déclaré Valdes.

Pour le deuxième jour de suite, des barrages routiers ont paralysé des pans de la région de Cajamarca (800 km de Lima), où les écoles sont restées fermées. Mais Cajamarca et ses 200.000 habitants, ville morte jeudi, a retrouvé un peu de normalité avec des commerces ouverts, a constaté l'AFP.

La "grève durée indéterminée", lancée par un collectif de syndicalistes, paysans, écologistes, vise le projet de mine d'or et de cuivre Conga, du consortium Yanacocha contrôlé par le géant américain Newmont.

Cette mine à ciel ouvert à quelque 3.500 m d'altitude, qui doit démarrer en 2014, porte sur 4,8 milliards de dollars d'investissement, le plus grand projet du pays. Elle doit sacrifier -et remplacer- quatre lacs-réservoirs, dans une région où l'approvisonnement en eau est un problème chronique.

Le premier jour de grève jeudi a suscité des craintes de violences, mais le seul dérapage a été l'incendie d'un petit entrepôt de tuyauterie sur le chantier de la future mine de Conga, sans faire de blessés.