L'iRak craint que des radicaux ne s'imposent en Syrie

Reuters
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Le président irakien Djalal Talabani redoute que des "radicaux" prennent le pouvoir en Syrie, mais s'oppose à toute intervention étrangère.

"Pour parler franchement, nous craignons que des radicaux ne remplacent l'ancien régime (...) et se montrent hostiles à la démocratie en Irak. Ce serait le contraire de l'objectif principal du printemps arabe", dit-il dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Al Iraqiya.

"Nous sommes contre une ingérence militaire de l'Occident ou de la Turquie", ajoute le chef de l'Etat, qui se dit favorable aux réformes démocratiques réclamées par les manifestants syriens.

En octobre, le Premier ministre Nouri al Maliki avait invité Damas à s'ouvrir au multipartisme pour mettre fin à la contestation dont la répression a fait 3.500 morts depuis la mi-mars, selon l'Onu.